Parler de l’histoire du diocèse de Montréal c’est parler d’héritage, de transmission de la foi dans une nouvelle colonie. Il faut associer cette histoire à celle de la colonie de Nouvelle-France et à la fondation de Ville-Marie, puisque c’est sur ces terres et avec ces colonisateurs qu’est née l’Église à Montréal.
Notre fondation
- Premier évêque de Montréal Mgr Jean-Jacques Lartigue
À la création du diocèse de Montréal en 1836, Mgr Jean-Jacques Lartigue en devient le premier évêque titulaire à la suite de longues et pénibles difficultés venant de rapports houleux qu’entretenaient avec lui ses confrères sulpiciens. Il connaît à fond le diocèse qu’on lui confie car depuis 1820, il agit comme évêque auxiliaire et vicaire général, suffragant de l’évêque de Québec, Mgr Plessis, pour le district de Montréal. On retient de lui son intérêt pour l’éducation et la sagesse dont il a fait preuve durant la tourmente politique de 1837-1838. - 1836 – Signature de la bulle d’érection du diocèse par le pape Grégoire XVI
Patrimoine religieux
Montréal, ville aux cent clochers
Cette expression est attribuée à l’écrivain américain Mark Twain qui l’utilisa pour décrire Montréal lors de sa première visite de la ville en 1888. Celui-ci déclara : « C’est la première fois que je vais dans une ville où on ne peut lancer une brique sans fracasser un vitrail d’église. » L’Archidiocèse de Montréal en compte aujourd’hui 207.
De ce nombre, il y a de nombreuses églises patrimoniales sur l’ensemble de son territoire que vous pouvez découvrir, qu’elles soient anciennes ou modernes. Cinq (5) églises ont le statut de lieux historiques nationaux du Canada. Quinze (15) églises ont un statut de protection en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec. Enfin, deux (2) églises sont citées par la municipalité en vertu des pouvoirs que lui donne cette même loi.
Les villes et leurs quartiers se sont développés par le passé autour des églises. Elles y sont encore aujourd’hui, témoins de notre patrimoine toujours vivant. Elles sont un lieu où l’on se rassemble pour célébrer, commémorer, croire, dire adieu, mais aussi un espace de repos pour se mettre en présence de Dieu. Au niveau patrimonial, nous mentionnons souvent que le clocher agit comme un point de repère, mais il est plus que cela, il est comme un phare dans la Cité qui nous montre le Chemin.
Nous avons la chance d’être les dépositaires d’un patrimoine hors du commun, celui d’une présence visible de l’Église de Jésus-Christ dans la Cité. C’est au service de cette visibilité que nous œuvrons. Ce ne sont pas que des pierres, la sauvegarde de ce patrimoine nous permet d’offrir un toit à l’Évangile, à la communauté et d’œuvrer à la transmission de la foi.
Le patrimoine mène aussi vers le tourisme religieux. Celui-ci répond aux désirs de découverte, de connaissance, de rencontre des autres, de contemplation de ce qui est beau. « Le tourisme est une valeur en soi, et non un acte banal de consommation » écrivait Jean-Paul II. Benoît XVI disait aussi que : « La voie de la beauté est un chemin vers Dieu ».
Pour aller plus loin :
Consulter le pèlerinage des croix de chemin
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Découvrez le Guide Ulysse : Un patrimoine religieux à découvrir